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  • Supériorité –trop méconnue dans un débat public marqué par l’ignorance et l’idéologie-, du ministère public dit « à la française », le fait de confier la poursuite pénale –qui est un acte grave et lourd de conséquences (parfois définitives et irréparables, concrètement)-, à un magistrat (et non, comme dans certains systèmes, à…
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  • Les projets de loi, organique et ordinaire, que vient de déposer le garde des sceaux, sous un étiquetage ronflant -d’autant plus dérisoire qu’à côté des propositions phares que vante la communication gouvernementale, c’est aussi un fourre-tout de dispositions diverses bien étrangères à cet objectif affiché, comme parfaitement absconses et indifférentes…
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  • A l’occasion de la « Convention managériale de l’Etat » (sic), le Président Macron –dont le parcours illustre jusqu’à la caricature les griefs qu’il affecte de porter contre l’E.N.A….-, a confirmé qu’il entendait, à marche forcée, mettre en œuvre l’essentiel des propositions du « rapport Thiriez », dans le droit fil d’une volonté affirmée…
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Association Professionnelle des Magistrats - la nouvelle association professionnelle des magistrats

C'est un fait sans précédent : le ministre de la justice est poursuivi, alors qu'il est encore en fonction, devant la Cour de justice de la République, pour une « prise illégale d'intérêt » ; ce qui recouvre, en fait, le reproche d'avoir utilisé ses fonctions pour régler des comptes de l'avocat qu'il était jusque-là avec certains magistrats.

13 décembre

Dès son arrivée à la Chancellerie, Me Dupond-Moretti avait donné le sentiment que le ministre allait profiter de sa nouvelle et inattendue position pour régler les -nombreux- comptes de l'avocat avec les magistrats à qui il s'était opposé dans l'exercice de sa profession : insupportable dévoiement de la fonction, qui, au regard des lois, pouvait appeler la qualification -et les éventuelles sanctions-, du "conflit d'intérêts". C'est pourquoi, l'A.P.M., par un courrier du 18 novembre dernier, avait saisi de la question le Président de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique.

Ce dernier a répondu le 1er décembre, en évoquant les démarches de l'institution à cet égard, qui ont, notamment, conduit à imposer par décret au garde des sceaux de se dessaisir de ses attributions au profit du Premier ministre dans toutes les affaires dont lui ou le cabinet Vey ont eu à connaître comme avocats ; on notera qu'il précise que, si ce décret est de nature à faire cesser le risque de conflit d'intérêts, c'est, "à supposer naturellement que sa mise en œuvre soit respectée"... : utile précision, même si elle va de soi, et, il assure de la vigilance de  l‘institution à cet égard, la personnalité et le comportement de l'intéressé obligent en effet à rester prudents à cet égard !... 

On trouvera ci-après cet échange de courriers.

Tandis que le ministre de l’intérieur s’évertue à s’afficher comme le soutien de « ses » forces de l’ordre face à la campagne qui les vise –au prix de querelles pichropolines aussi surréalistes que celle qui agite, ces derniers temps, une grande partie de la classe politique et médiatique à propos de la loi « sécurité globale » et de son illustrissime article 24-, M. Macron, emberlificoté dans les méandres de son « en même temps », le désavoue spectaculairement, et, leur « tire dans le dos », en avalisant, pour complaire bassement à un auditoire supposé réceptif parce que « jeune », le vocabulaire du dénigrement et du procès d’intention en racisme que font, à ces protecteurs de l’ordre public et auxiliaires de la justice, les pires forcenés.