Dernières parutions

  • Supériorité –trop méconnue dans un débat public marqué par l’ignorance et l’idéologie-, du ministère public dit « à la française », le fait de confier la poursuite pénale –qui est un acte grave et lourd de conséquences (parfois définitives et irréparables, concrètement)-, à un magistrat (et non, comme dans certains systèmes, à…
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  • Les projets de loi, organique et ordinaire, que vient de déposer le garde des sceaux, sous un étiquetage ronflant -d’autant plus dérisoire qu’à côté des propositions phares que vante la communication gouvernementale, c’est aussi un fourre-tout de dispositions diverses bien étrangères à cet objectif affiché, comme parfaitement absconses et indifférentes…
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  • A l’occasion de la « Convention managériale de l’Etat » (sic), le Président Macron –dont le parcours illustre jusqu’à la caricature les griefs qu’il affecte de porter contre l’E.N.A….-, a confirmé qu’il entendait, à marche forcée, mettre en œuvre l’essentiel des propositions du « rapport Thiriez », dans le droit fil d’une volonté affirmée…
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« Ils » sont donc « passés », une fois de plus, ridiculisant les téméraires fanfaronnades d’un Président qui s’était pris pour le futur Maréchal Joffre à la veille de la bataille de la Marne…

             Mme BELLOUBET avait couronné son lamentable, passage à la Chancellerie par une libération massive de détenus (plus de 13 000) sous un prétexte sanitaire totalement artificiel (le risque de contamination n’était, évidemment, pas lié au nombre de détenus présents, mais, aux seules précautions prises pour prévenir l‘entrée du virus de l’extérieur –et, de fait, celles adoptées par l’administration pénitentiaire se sont révélées efficaces, puisqu’il n’y a eu que peu de cas, bien maîtrisés : ce qui montre à quel point la ministre s’était moquée des Français, en jouant sur leur peur pour faire passer ce qui n’était, en réalité, que la concrétisation d’une pure vision idéologique anti-carcérale et anti-pénale !).

Une certaine presse a cru bon d’ironiser sur le désaveu, pour la Chancellerie, que constitue l’arrêt rendu le 20 octobre dernier par la Chambre criminelle de la Cour de Cassation, par lequel la Cour, jugeant « plus sévère » l’abaissement du seuil d’ « aménagement » des peines d’emprisonnement de deux ans à un an, décide qu’il faut, pour l’application dans le temps de cette (heureuse) disposition, se référer à la seule date des faits commis ; ce qui a pour conséquence de différer l’application effective de la réforme pour n’y soumettre que ceux qui auront été condamnés pour des faits commis après son entrée en vigueur, et, continuer –même pour longtemps-, à faire bénéficier du régime plus favorable ceux condamnés pour des infractions commises avant cette date, qu’ils soient ou non ex-Premiers ministres…