Dernières parutions

  • Supériorité –trop méconnue dans un débat public marqué par l’ignorance et l’idéologie-, du ministère public dit « à la française », le fait de confier la poursuite pénale –qui est un acte grave et lourd de conséquences (parfois définitives et irréparables, concrètement)-, à un magistrat (et non, comme dans certains systèmes, à…
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  • Les projets de loi, organique et ordinaire, que vient de déposer le garde des sceaux, sous un étiquetage ronflant -d’autant plus dérisoire qu’à côté des propositions phares que vante la communication gouvernementale, c’est aussi un fourre-tout de dispositions diverses bien étrangères à cet objectif affiché, comme parfaitement absconses et indifférentes…
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  • A l’occasion de la « Convention managériale de l’Etat » (sic), le Président Macron –dont le parcours illustre jusqu’à la caricature les griefs qu’il affecte de porter contre l’E.N.A….-, a confirmé qu’il entendait, à marche forcée, mettre en œuvre l’essentiel des propositions du « rapport Thiriez », dans le droit fil d’une volonté affirmée…
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Association Professionnelle des Magistrats - la nouvelle association professionnelle des magistrats

Rien n’est plus « délétère » -pour reprendre le terme utilisé récemment par Mme Belloubet pour justifier la saisine du Conseil supérieur de la magistrature par M. Macron après les déclarations de l’ex-procureur national financier, Mme Eliane Houlette-, que le virus du soupçon quand il frappe une procédure judiciaire, faisant naître la polémique sur l’impartialité des décisions intervenues –et, donc, altérant le crédit même de l’institution et la confiance des citoyens.

Aucun soldat n’accepterait de monter au front pour s’y faire tuer sous les ordres de généraux antimilitaristes, de cœur avec l’adversaire, qui afficheraient leur mépris pour le sacrifice de leurs hommes et s’appliqueraient à les désarmer…

M. Macron a donc demandé à Mme Belloubet de « se pencher » sur le « dossier Traoré » -jusqu’à toucher le sol ?... On peut se le demander, puisqu’elle n’a pas craint, pour déférer à cette injonction –qui, une fois de plus, après l’ingérence présidentielle dans le cours de la Justice avec l’« affaire Halimi », témoigne du mépris élyséen pour les dispositions constitutionnelles qui font du Président le garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire-, d’avilir sa fonction jusqu’à solliciter une rencontre avec cette famille, au demeurant bien lestée de ses casiers judiciaires ; main tendue qui a été sèchement refusée : ce qui est, avec ce piteux camouflet, ajouter le ridicule à l’indignité. Le Président de la République, par garde des sceaux interposée, aura donc maintenant, lui aussi, sa Léonarda…