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  • Supériorité –trop méconnue dans un débat public marqué par l’ignorance et l’idéologie-, du ministère public dit « à la française », le fait de confier la poursuite pénale –qui est un acte grave et lourd de conséquences (parfois définitives et irréparables, concrètement)-, à un magistrat (et non, comme dans certains systèmes, à…
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  • Les projets de loi, organique et ordinaire, que vient de déposer le garde des sceaux, sous un étiquetage ronflant -d’autant plus dérisoire qu’à côté des propositions phares que vante la communication gouvernementale, c’est aussi un fourre-tout de dispositions diverses bien étrangères à cet objectif affiché, comme parfaitement absconses et indifférentes…
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  • A l’occasion de la « Convention managériale de l’Etat » (sic), le Président Macron –dont le parcours illustre jusqu’à la caricature les griefs qu’il affecte de porter contre l’E.N.A….-, a confirmé qu’il entendait, à marche forcée, mettre en œuvre l’essentiel des propositions du « rapport Thiriez », dans le droit fil d’une volonté affirmée…
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Association Professionnelle des Magistrats - la nouvelle association professionnelle des magistrats
28 novembre

Alors que quatre policiers viennent d’être mis en garde à vue et que l’enquête sur les faits qui leur sont reprochés ne fait que commencer, M. MACRON a cru devoir joindre sa voix à la meute médiatique qui les a d’emblée déclarés coupables au seul vu d’une vidéo, en les accablant publiquement et en piétinant leur présomption d’innocence ; c’est, de sa part, bafouer la séparation des pouvoirs et trahir sa mission constitutionnelle de garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire (à l’instar de son prédécesseur en pareille circonstance –précédent qui n’excuse rien, d’autant que ce n’est pas la première fois).

            Voici à peine quelques mois un célèbre ténor du Barreau tonnait contre la tenue d’audiences judiciaires en visio-conférence, qualifiant même le procédé de « monstruosité » ; jamais en reste d’une outrance, selon son habitude, il allait même jusqu’à évoquer à ce sujet « la loi des suspects » de Robespierre ! (qui permettait, sur une simple accusation, d’expédier quelqu’un à la guillotine en lui refusant toute défense…).

L’Etat n’a pas pris ou ne veut pas prendre conscience que le défi lancé à notre démocratie est d’ordre civilisationnel, déplore Jean-Paul Garraud, député européen RN et président de l’association professionnelle des magistrats. Tribune.